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JEAN-MARIE BAROTTE

La nuit obscure (Montreuil-Paris)

 

La nuit obscure de San Juan de la Cruz est le thème exploré par le peintre.

 

Une sorte de voyage de l’âme, qui traverse l’obscurité pour atteindre la lumière. L’artiste, marqué dans son parcours par le théâtre, trouve dans la peinture un nouveau langage.

 

L’intérêt que cet artiste porte à l’écriture est le moteur de toute sa recherche picturale; c’est surtout à travers la lecture des textes d’Edmond Jabes, de Paul Celan, des mystiques chrétiens et orientaux que sa peinture prend la forme d’une méditation. Le mot parle avec le trait dans une sorte de dialogue incantatoire. La parole devient signe.

 

Le voyage de l’âme – Jean Marie Barotte

 

Peindre : faire l’ expérience de nous mêmes, être en chemin, expérimenter notre origine.

 

Peindre, non pour demeurer mais pour prendre congé car notre patrie est toujours la patrie absente vers laquelle nous tendons. Les tableaux comme ports d’attache provisoires mais fugitifs. Seuils ouverts vers l’autre. L’œuvre nous invite à avancer là où le péril nous fait oublier le chemin dans l’illusion d’être rentré au port.

 

Il faut donc avancer et dans ce mouvement donner forme à l’avancement à travers les signes, les espaces et les formes. Pendant ce cheminement, chaque moment, chaque œuvre, plus que mouvement et limite est réflexion, mesure de l’ insistance, c’est à dire instant. Quand un parcours pictural est constitué de tels instants alors seulement l’œuvre apparaît.

 

Revenir à moi cela signifie s’effondrer dans la matière de mes œuvres. Sur cette matière, l’écriture fait son chemin. Traces que l’empreinte de l’homme à pied laisse sur le terrain.

 

Sur ce chemin, laissons derrière nous toute position ferme car c’est le terrain même qui nous désarçonne, qui empêche toute tentative de conquête et accueille au contraire la recherche, l’expérience et peut-être même la prière.

 

Caminante, son tus huellas

el camino, y nada mas ;

caminante, no hay camino,

se hace camino al andar

Machado

 

Ce cheminement est le voyage de l’âme sur la terre. L’âme de celui qui se détache, qui se sépare de la parole déjà dite et avance solitaire, comme dans «La nuit obscure » de Saint Jean de la Croix

 

In principio était le Verbe … et le Verbe était près de Dieu… et le Verbe était Dieu.

( Evangile selon Saint Jean)

 

Le Père ordonne le monde avec la parole et son souffle.

(Genèse)

 

La parole devient livre, mai aussi geste, signe et peinture. Les signes nous invitent à un silence attentif. Nous conduisent vers une dimension plus intime en rapport direct avec l’Absolu. Les signes comme discrètes présences sont témoins d’un chemin, d’un mouvement, souvent ascensionnel, invocation prière de l’artiste.

 

Dans ce texte je suis resté à la lisière de la part d’ombre de la peinture… il y a donc un manque… un reste qui ne se voit pas… un trou effacé mais qui est quand même là, dangereusement présent, parce que derrière chaque peinture la mort guette.( la beauté est infiniment proche de l’horreur). Chaque peinture n’est qu’un avertissement douloureux de la violence nécessaire pour exprimer le sublime et peut-être son contraire.

 

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